Pose de faïence murale en salle de bain
Poser de la faïence murale suppose un mur plan et sain, une protection à l'eau sur la zone douchée, un calepinage qui place les coupes dans les angles et un départ tracé au niveau plutôt qu'au sol. En douche, on monte la faïence à 2,00 m minimum pour couvrir toute la hauteur d'aspersion.
- Décennale
- police n° 278431452
- Devis
- sous 48 h
- Zone
- 94 · 75 · 92 · 93
Schéma technique
Ce que comprend la prestation
- Contrôle de la planéité et de la cohésion du support avant pose
- Redressement, rebouchage ou doublage hydrofuge des murs concernés
- Protection à l'eau sous carrelage sur la zone douchée et ses remontées
- Traçage du calepinage et pose d'une règle de départ au niveau
- Pose collée en simple ou double encollage selon le format
- Traitement des angles sortants par profil ou par coupe d'onglet
- Réalisation de niches carrelées calées sur le calepinage
- Jointoiement, joints souples dans les angles rentrants et nettoyage de voile
La faïence, c’est la surface que l’on regarde tous les jours
Le sol d’une salle de bain se voit peu ; les murs se voient en permanence, à hauteur de regard, sous un éclairage souvent rasant qui ne pardonne rien. Un alignement approximatif, une coupe fine dans un angle, un joint dont l’épaisseur varie : tout se lit immédiatement.
C’est aussi la surface qui protège le mur de l’eau. Ces deux exigences — celle de l’œil et celle de l’étanchéité — se traitent au même moment, et l’une ne s’obtient pas sans l’autre.
Ce qu’un mur doit être avant de recevoir de la faïence
Plan
La tolérance usuelle avant pose collée murale est de l’ordre de 5 mm sous une règle de 2 m. Sur un mur bombé ou creux au-delà, le carreleur rattrape en surépaisseur de colle, et cette surépaisseur crée des désaffleurements entre carreaux voisins, visibles en lumière rasante. Il vaut mieux redresser le mur — par un enduit, un doublage collé ou une contre-cloison — que rattraper au mortier.
Cohésif
Un support qui farine, une ancienne peinture qui s’écaille, un enduit qui sonne creux : le revêtement ne tiendra pas mieux que ce sur quoi il est collé. Le contrôle est simple et se fait à la main et au maillet, zone par zone.
Adapté à l’humidité
Dans la zone de douche, un doublage se fait en plaque hydrofugée, reconnaissable à sa teinte, ou en panneau spécifique pour locaux humides. Une plaque standard placée derrière une douche finit par se déliter, même sous carrelage, dès que l’étanchéité présente le moindre défaut.
Capable de porter le poids
C’est le paramètre le plus souvent négligé. Sur une plaque de 13 mm vissée sur ossature à 60 cm d’entraxe, on reste couramment aux alentours de 30 kg/m² pour l’ensemble carreaux plus colle ; un entraxe réduit permet d’aller plus haut. Un grès cérame épais en grand format s’approche vite de cette limite. Le format se choisit donc après avoir déterminé ce que le support accepte, et pas l’inverse.
L’étanchéité murale, sur la zone douchée
Le raisonnement est le même qu’au sol. Le carrelage et ses joints ne constituent pas une barrière étanche ; ils protègent et habillent une étanchéité placée en dessous.
Sur les murs directement exposés à l’aspersion, un système de protection à l’eau est appliqué avant collage : primaire adapté au support, deux couches croisées de membrane, bandes de renfort dans les angles mur-mur et sol-mur, manchons spécifiques autour des sorties de robinetterie encastrée. La membrane monte sur toute la hauteur de la zone douchée, et rejoint sans interruption celle du sol — c’est précisément à cette jonction que les infiltrations se produisent quand elle est traitée en deux fois sans continuité.
Le NF DTU 52.2, qui encadre la pose collée des revêtements céramiques, fixe le cadre de cette mise en œuvre selon l’exposition à l’eau du local.
Le calepinage mural, décision avant le premier carreau
Un mur se dessine avant de se carreler. Quatre points se tranchent au traçage.
La hauteur de pose. Dans la douche, 2,00 m est un minimum, 2,10 m est plus confortable si une pomme de tête est installée : il faut couvrir toute la hauteur que l’eau atteint réellement. Au-dessus d’une vasque, une crédence à 1,20 m suffit souvent. La pleine hauteur reste le choix le plus simple à entretenir et le plus cohérent visuellement sur les murs exposés.
La répartition horizontale. L’objectif est d’éviter une coupe fine dans un angle vu. On répartit l’écart entre les deux extrémités du mur, quitte à couper des deux côtés plutôt qu’un carreau entier d’un côté et un onglet de 2 cm de l’autre.
La ligne du haut. Un rang du haut coupé se remarque bien plus qu’un rang du bas coupé, parce qu’il est à hauteur de regard et parce qu’il est en général plus long. Quand la hauteur le permet, on cale la pose pour terminer sur un rang entier, ou on ajuste la hauteur d’arrêt d’un ou deux centimètres.
L’alignement avec les éléments. Le bord d’un receveur, le haut d’une baignoire, la ligne d’un meuble suspendu, le bord d’un miroir, une niche : ces éléments tirent des lignes horizontales fortes. Quand un joint de faïence tombe pile sur l’une de ces lignes, l’ensemble paraît dessiné ; quand il tombe deux centimètres au-dessus, il paraît subi.
Le départ de pose : au niveau, jamais au sol
C’est la règle qui distingue une pose de métier d’une pose approximative.
Un sol de salle de bain n’est presque jamais de niveau, et un receveur ni une baignoire ne le sont parfaitement non plus. Démarrer la première rangée au contact du sol, c’est reporter le défaut du sol sur toute la hauteur du mur, avec un décalage qui s’accumule rangée après rangée.
La pose démarre donc sur une ligne de niveau tracée, matérialisée par une règle vissée temporairement au mur. Toutes les rangées se posent au-dessus de cette règle. Le rang du bas, forcément irrégulier puisqu’il suit le sol, se pose en dernier, après retrait de la règle et coupe carreau par carreau. Ce rang-là est le moins visible et le plus tolérant.
Colle, joints et angles
La colle. En pose murale, le carreau doit rester en place sans glisser pendant la prise. On retient un mortier-colle amélioré, avec une résistance au glissement, et un temps ouvert allongé quand la surface à couvrir est importante ou que la pièce est chaude. Sur les grands formats, le double encollage est la règle : une passe peignée sur le mur, une passe fine au dos du carreau, pour obtenir un contact quasi total et éviter les poches d’air.
Les joints entre carreaux restent couramment entre 1,5 et 3 mm en mural selon le format et la rectification. Un joint trop fin ne pardonne aucune tolérance dimensionnelle du carreau et rend le moindre écart visible.
Les angles rentrants ne se remplissent jamais de mortier de jointoiement rigide. C’est là que le bâti bouge, et un mortier rigide y fissure systématiquement. On y met un mastic sanitaire souple, dans une teinte accordée aux joints.
Les angles sortants se traitent au choix par un profil d’angle, robuste et protecteur, ou par une coupe d’onglet à 45 degrés, plus fine visuellement mais plus fragile aux chocs et sans marge d’erreur à la coupe. Dans une salle de bain de passage ou avec des enfants, le profil est souvent le choix raisonnable.
Les niches, à dessiner avant de carreler
Une niche carrelée dans la cloison de douche est le rangement le plus élégant d’une salle de bain, et celui qui rate le plus souvent, pour une seule raison : elle a été décidée après le calepinage au lieu d’avoir été décidée avec lui.
Une niche bien faite respecte trois principes :
- ses dimensions correspondent à un nombre entier de carreaux plus joints, de sorte qu’aucune coupe ne soit nécessaire sur son pourtour ;
- son fond présente une légère pente vers l’extérieur, de l’ordre de 1 à 2 %, pour que l’eau ne stagne pas au fond ;
- son étanchéité est traitée avant le carrelage, membrane et bandes de renfort comprises, comme n’importe quelle autre partie de la zone douchée.
Sa profondeur est limitée par l’épaisseur de la cloison, généralement 7 à 10 cm utiles dans un doublage courant. Une tablette intermédiaire, en carrelage ou en matériau de synthèse, la rend beaucoup plus utilisable.
Ce que le regard d’un agenceur apporte
Sur ce poste, l’apport n’est pas dans la colle mais dans les lignes. Faire tomber un joint sur le bord d’un miroir, aligner la niche sur le haut du meuble, positionner le profil d’arrêt là où il ne coupe pas le champ visuel, décider où s’arrête la faïence par rapport à l’huisserie de la porte : ce sont des arbitrages de dessin, pris avant la pose, et qui ne coûtent rien de plus que le temps de les tracer.
Prix
| Prestation | Fourchette | Base | TVA |
|---|---|---|---|
| Pose seule, hors fourniture | 40 à 100 €/m² | TTC | 10 % |
| Faïence murale fournie et posée | 70 à 250 €/m² | TTC | 10 % |
| Mosaïque fournie et poséeLe temps de pose, pas le prix du matériau, explique l'écart avec une faïence classique. | 150 à 300 €/m² | TTC | 10 % |
Ces montants sont estimatifs et servent à situer un ordre de grandeur. Le prix ferme est établi après relevé sur site : seul le devis engage. TVA à 10 % pour un logement achevé depuis plus de deux ans, 5,5 % pour les travaux d’amélioration énergétique éligibles, 20 % dans le neuf et sur les locaux professionnels.
Comment ça se passe
- 0130 min sur place
Diagnostic des murs
Contrôle de la planéité sous règle de 2 m, de la cohésion du support et de sa capacité à recevoir le poids du revêtement retenu.
- 023 à 5 jours
Choix du carrelage et calepinage
Format, teinte et hauteur de pose arrêtés, puis tracé du calepinage pour répartir les coupes et caler les niches.
- 031 jour
Préparation du support
Rebouchage, redressement ou doublage en plaque hydrofuge, primaire d'accrochage adapté à la nature du mur.
- 041 à 3 jours
Étanchéité et pose
Système de protection à l'eau sur la zone douchée, séchage, puis pose collée à partir d'une règle de départ mise au niveau.
- 0524 à 48 h
Joints et finitions
Jointoiement après prise de la colle, joints souples dans les angles rentrants, profils de finition et nettoyage du voile.
Matériaux et finitions
- Faïence murale émaillée, légère et facile à couper, pour les surfaces courantes
- Grès cérame mural, plus dur et moins poreux, à privilégier en grand format
- Plaque de plâtre hydrofugée pour les doublages et les cloisons de douche
- Mortier-colle amélioré à résistance au glissement, indispensable en pose murale
- Système d'étanchéité liquide et bandes de renfort d'angle
- Profils d'angle et d'arrêt en aluminium ou en inox
- Mortier de jointoiement hydrofuge et mastic sanitaire fongicide
Questions fréquentes
- Jusqu'à quelle hauteur faut-il carreler ?
- Dans la douche, au minimum 2,00 m, et plutôt 2,10 m si une pomme de tête est installée, pour couvrir toute la hauteur d'aspersion. Au-dessus d'une vasque, une crédence à 1,20 m suffit souvent. La pleine hauteur reste le choix le plus sûr sur les murs directement exposés, et le plus simple à entretenir.
- Peut-on carreler sur de la peinture ou du papier peint ?
- Jamais sur du papier peint, qui se décolle sous le poids. Sur peinture, cela dépend de son adhérence : une peinture ancienne, écaillée ou glycéro brillante doit être décapée ou poncée puis traitée par un primaire adapté. Le test simple consiste à quadriller la peinture et à tirer un adhésif fort dessus.
- Une cloison en plaque de plâtre supporte-t-elle du carrelage ?
- Oui, dans une limite de poids. Sur une plaque de 13 mm vissée sur ossature à 60 cm d'entraxe, on reste couramment aux alentours de 30 kg/m² pour l'ensemble carreaux et colle, davantage si l'entraxe est réduit. Un grès cérame épais en grand format peut dépasser cette valeur : le format se choisit après avoir vérifié le support, pas l'inverse.
- Par où commence-t-on une pose murale ?
- Jamais par le sol, qui n'est presque jamais de niveau. On trace une ligne de niveau, on fixe une règle de départ, et on pose à partir de cette ligne. Le rang du bas, forcément coupé de manière irrégulière, se pose en dernier une fois la règle retirée.
- Comment traite-t-on les angles sortants ?
- Deux solutions. Le profil d'angle en aluminium ou en inox, rapide, robuste et qui protège l'arête des chocs. Ou la coupe d'onglet, où les deux carreaux sont recoupés à 45 degrés pour se rejoindre sans profil : le rendu est plus fin, mais l'arête devient fragile et la coupe ne pardonne aucune approximation.
- Peut-on percer la faïence après la pose ?
- Oui, avec un foret adapté en rotation seule, sans percussion, en évitant de percer près d'une arête de carreau. Cela dit, tout ce qui doit être fixé lourd — paroi, meuble suspendu, barre d'appui — gagne à être anticipé au moment du doublage, en posant un renfort dans la cloison avant carrelage.
- Faut-il une étanchéité derrière la faïence de la douche ?
- Oui. Les joints de carrelage ne sont pas étanches et la faïence n'est qu'une finition. Sur la zone douchée, un système de protection à l'eau est appliqué sur le support avant collage, avec bandes de renfort dans les angles et manchons aux traversées de robinetterie.
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