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H'I AGENCEMENT

Pose de carrelage au sol en salle de bain

La pose de carrelage au sol en salle de bain suppose un support plan à 5 mm sous une règle de 2 m, une protection à l'eau sous carrelage dans la zone douchée, un calepinage qui place les coupes hors des zones vues et des joints de fractionnement respectés. Le NF DTU 52.2 encadre la pose collée.

Décennale
police n° 278431452
Devis
sous 48 h
Zone
94 · 75 · 92 · 93

Ce que comprend la prestation

  • Contrôle de la planéité, de l'adhérence et de l'humidité du support
  • Ragréage autolissant ou reprise ponctuelle avant pose
  • Pose d'une natte de désolidarisation sur support sensible ou plancher bois
  • Mise en œuvre de la protection à l'eau sous carrelage dans la zone douchée
  • Calepinage tracé au sol et validé avant le premier carreau collé
  • Pose collée en simple ou double encollage selon le format
  • Coupes d'ajustage, découpes autour des sanitaires et du seuil de porte
  • Jointoiement, joints périphériques et de fractionnement, nettoyage de voile

Le sol d’une salle de bain n’est pas un sol comme un autre

Il reçoit de l’eau tous les jours, il est marché pieds nus et mouillés, il supporte des charges ponctuelles importantes — une baignoire pleine, un meuble sur socle — et il doit rester étanche dans la zone de la douche. Un carrelage posé correctement dans une chambre peut être posé médiocrement dans une salle de bain sans que cela se voie : la différence apparaît deux ans plus tard, sous forme de joints qui noircissent, de carreaux qui sonnent creux, ou d’une trace d’humidité au plafond du voisin.

La pose collée de carrelage est encadrée par le NF DTU 52.2. Ce document décrit ce qu’un support doit être avant de recevoir des carreaux, et comment ces carreaux doivent être mis en œuvre. L’essentiel de ce qui suit en découle.

Le support commande tout

La planéité

La tolérance usuelle avant pose collée est de l’ordre de 5 mm sous une règle de 2 m, et de 1 mm sous un réglet de 20 cm pour les défauts très localisés. Ce second critère est le plus souvent oublié : un support globalement plan mais qui présente une bosse locale donnera des arêtes de carreaux désaffleurées, que l’on sent au pied et qui accrochent la serpillière.

Quand le support sort de ces tolérances, on ragrée. Un ragréage autolissant fibré, appliqué sur un primaire adapté à la nature du support, remet la surface à niveau et améliore l’accroche. Il demande son temps de séchage, variable selon l’épaisseur et le produit.

L’adhérence de l’existant

Sur un carrelage ancien conservé, chaque zone se contrôle au maillet : un son mat indique une bonne adhérence, un son creux signale un carreau décollé. Une zone sonnant creux se dépose, se répare et se ragrée avant la nouvelle pose. Poser sur un carreau déjà décollé revient à faire reposer le nouveau revêtement sur du vide.

La nature du plancher

Sur dalle béton, aucune difficulté particulière une fois la planéité obtenue.

Sur plancher bois, fréquent dans le bâti ancien parisien et de petite couronne, la question est différente. Le bois travaille avec l’humidité et la charge ; un carrelage collé rigidement sur un support qui fléchit fissure d’abord ses joints, puis se décolle. La réponse est une natte de désolidarisation, interposée entre le support et le mortier-colle, qui absorbe les micro-mouvements horizontaux sans les transmettre au revêtement. Elle ne remplace pas un plancher correctement rigide : elle protège d’un mouvement résiduel, pas d’un plancher qui bouge franchement.

L’humidité

Un support humide ne se carrele pas. Sous une ancienne baignoire ou une ancienne douche qui fuyait, la chape est souvent gorgée d’eau. Elle doit sécher, ce qui prend des jours et non des heures, et ce délai apparaît dans un planning honnête.

L’étanchéité, avant les carreaux

Dans une salle de bain de logement équipée d’une douche, la zone douchée est fortement exposée à l’eau. Le carrelage et ses joints ne sont pas étanches : ils sont une finition. L’étanchéité se joue en dessous, sous forme d’un système de protection à l’eau appliqué sur le support avant collage.

Sa mise en œuvre suit toujours la même logique : primaire adapté, deux couches croisées de membrane liquide, bandes de renfort dans tous les angles rentrants, manchons spécifiques autour de chaque traversée — bonde, pieds de cloison, sortie de vidage — et remontée sur les murs périphériques. Le temps de séchage entre les couches se respecte intégralement.

C’est le poste le moins spectaculaire du chantier, et celui dont dépend l’ensemble.

Le calepinage : là où se joue le rendu

Un carrelage se trace avant de se coller. Le calepinage définit d’où part le premier carreau, donc où tombent les coupes. Trois règles guident ce tracé.

Aucune coupe fine dans une zone vue. Un carreau recoupé à moins de 4 ou 5 cm en entrée de pièce ou face à la porte se remarque immédiatement. On décale le départ pour répartir les coupes, quitte à perdre quelques carreaux.

Les coupes se placent là où le regard ne va pas. Contre le mur du fond, derrière la porte, sous le meuble suspendu, derrière le WC.

L’axe se cale sur l’élément dominant. Selon la pièce, ce sera la porte d’entrée, la ligne du meuble vasque, ou le bord du receveur. Dans une salle de bain, le fond de douche est souvent l’élément qui impose l’axe, car c’est là que les coupes sont les plus visibles et les plus techniques.

Le calepinage doit aussi anticiper la liaison avec le sol voisin : le seuil, son profil de transition, et l’écart de niveau avec le parquet ou le carrelage du couloir. C’est une décision de plan, pas un rattrapage de dernière minute.

La pose : simple ou double encollage

Le mortier-colle se choisit selon le support, le format des carreaux et la contrainte du local. En pièce humide, on retient un mortier amélioré, avec une déformabilité adaptée quand le support est susceptible de bouger.

Le simple encollage — colle peignée sur le support uniquement — convient aux formats réduits. Dès que le format grandit, le double encollage devient nécessaire : une passe sur le support, une passe fine au dos du carreau. L’objectif est un taux de contact quasi total sous le carreau. Une poche d’air sous un grand format est un point de rupture ; sous une charge ponctuelle, le carreau casse exactement là.

Le contrôle se fait en soulevant un carreau témoin en cours de pose pour vérifier que la colle a bien transféré sur toute la surface.

Joints, fractionnement et périphérie

Le jointoiement intervient après la prise de la colle, généralement à 24 heures. Trois familles de joints coexistent, et elles ne jouent pas le même rôle.

Les joints entre carreaux, de 2 à 5 mm couramment, absorbent les tolérances dimensionnelles et les micro-mouvements. Le mortier de jointoiement se choisit hydrofuge en pièce humide.

Les joints périphériques, souples, séparent le carrelage des murs, des huisseries et de tout élément fixe. Ils ne se remplissent jamais de mortier rigide : un carrelage bloqué contre un mur n’a nulle part où se dilater, et il se soulève. Une plinthe ou une remontée de faïence vient les masquer.

Les joints de fractionnement, en plein champ, concernent les grandes surfaces. Une salle de bain de logement en réclame rarement, mais dès que la pose se poursuit dans un couloir attenant sans interruption, la question se pose.

Aux changements de plan — passage du sol au fond de douche, jonction avec un receveur — le joint est également souple.

Cas particulier : le sol de la douche

Si le fond de douche est carrelé, il doit présenter une pente régulière vers le siphon, de l’ordre de 1 à 2 cm par mètre. Une pente insuffisante laisse une flaque ; une pente irrégulière la déplace sans la supprimer.

Deux approches : une pente formée sur le chantier, qui demande de la maîtrise, ou un receveur à carreler à pente usinée en usine, plus fiable et plus rapide. Sur le fond de douche, on privilégie un format de carreau réduit, ou un format découpé, car un grand carreau rigide épouse mal une double pente.

Les délais qu’on ne peut pas raccourcir

Séchage du ragréage. Séchage entre les deux couches d’étanchéité. Prise de la colle avant jointoiement. Durcissement avant mise en eau, souvent 48 à 72 heures. Ces valeurs figurent sur les fiches techniques des produits utilisés et ne se raccourcissent ni en chauffant la pièce, ni en ouvrant les fenêtres, ni en augmentant l’équipe. Un planning qui ne les fait pas apparaître est un planning qui les ignorera.

Prix

PrestationFourchetteBaseTVA
Pose seule, hors fournitureLe format de carreau change tout : un grand format et une pose en diagonale coûtent plus cher qu'un format courant posé droit.40 à 100 €/m²TTC10 %
Carrelage de sol fourni et posé70 à 200 €/m²TTC10 %
Ragréage du support avant pose15 à 45 €/m²TTC10 %

Ces montants sont estimatifs et servent à situer un ordre de grandeur. Le prix ferme est établi après relevé sur site : seul le devis engage. TVA à 10 % pour un logement achevé depuis plus de deux ans, 5,5 % pour les travaux d’amélioration énergétique éligibles, 20 % dans le neuf et sur les locaux professionnels.

Comment ça se passe

  1. 01

    Diagnostic du support

    Contrôle de la planéité sous règle de 2 m, de l'adhérence de l'existant, de la nature du plancher et du niveau du seuil de porte.

    30 à 45 min sur place
  2. 02

    Choix du carrelage et calepinage

    Format, finition et glissance retenus, puis tracé du calepinage pour placer les coupes hors du champ visuel principal.

    3 à 5 jours
  3. 03

    Préparation du support

    Dépose éventuelle, primaire, ragréage autolissant ou natte de désolidarisation, respect du temps de séchage avant pose.

    1 à 2 jours
  4. 04

    Étanchéité et pose collée

    Protection à l'eau sur la zone douchée, puis pose des carreaux en simple ou double encollage, avec croisillons et contrôle du niveau.

    1 à 2 jours
  5. 05

    Joints et remise en service

    Jointoiement après prise de la colle, joints souples en périphérie et aux changements de plan, nettoyage du voile de ciment.

    24 à 72 h selon les produits

Matériaux et finitions

  • Grès cérame pleine masse, le plus résistant à l'usure et aux taches
  • Grès cérame émaillé, large choix de décors, à choisir avec une glissance adaptée aux pieds nus mouillés
  • Natte de désolidarisation pour plancher bois ou support fissuré
  • Ragréage autolissant fibré, avec primaire adapté au support
  • Mortier-colle amélioré, à déformabilité adaptée au format et au support
  • Mortier de jointoiement hydrofuge, et mastic souple pour les joints périphériques

Questions fréquentes

Peut-on carreler par-dessus l'ancien carrelage ?
Oui si l'existant est sain, bien adhérent, dégraissé et suffisamment plan, après un primaire d'accrochage adapté. Cela évite une dépose bruyante et l'évacuation des gravats. Deux réserves : la hauteur gagnée doit rester compatible avec le seuil de porte et le passage de la porte, et un carreau sonnant creux au maillet impose la dépose de la zone.
Quelle planéité faut-il avant de poser ?
La tolérance usuelle avant pose collée est de l'ordre de 5 mm sous une règle de 2 m, et de 1 mm sous un réglet de 20 cm pour les défauts locaux. Au-delà, on ragrée. Un support hors tolérance donne des carreaux désaffleurés au niveau des arêtes, ce qui se voit et s'accroche au pied.
Quel carrelage choisir pour une salle de bain ?
Un grès cérame, pour sa faible porosité. Le point réellement important est la glissance pieds nus mouillés : une surface trop lisse est dangereuse dans une pièce d'eau, une surface trop rugueuse retient la saleté. Les formats moyens, autour de 30 x 60 ou 60 x 60 cm, sont un bon compromis entre nombre de joints et facilité de pose.
Peut-on poser du carrelage sur un plancher bois ?
Oui, sous conditions. Le plancher doit être rigide, sans jeu et suffisamment peu déformable. On interpose une natte de désolidarisation qui absorbe les micro-mouvements sans les transmettre aux carreaux. Sans elle, les joints fissurent d'abord, puis les carreaux se décollent.
Quand peut-on remarcher sur le carrelage ?
La circulation légère est généralement possible 24 heures après le collage, le jointoiement intervient dans la foulée, et la mise en eau complète de la douche se fait plutôt à 48 ou 72 heures selon les produits. Ces délais sont donnés par les fiches techniques des mortiers utilisés et ne se raccourcissent pas en chauffant la pièce.
Faut-il des joints de dilatation dans une salle de bain ?
Un joint périphérique souple, oui, systématiquement : le carrelage ne doit jamais être bloqué contre les murs ni contre le bâti des huisseries. Les joints de fractionnement en plein champ concernent les grandes surfaces, donc rarement une salle de bain de logement, mais la règle s'applique dès qu'on carrele une pièce en continuité avec un couloir.
Quelle largeur de joint entre les carreaux ?
En intérieur, on reste couramment entre 2 et 5 mm selon le format et la rectification des carreaux. Un joint trop fin ne pardonne aucune tolérance dimensionnelle et rend les défauts d'alignement visibles. Un joint plus large absorbe les écarts et se nettoie mieux qu'on ne le croit.

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