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H'I AGENCEMENT

Remplacer une baignoire par une douche

Remplacer une baignoire par une douche suppose de déposer la cuve, de reprendre l'évacuation et de refaire l'étanchéité avant le nouveau revêtement. Trois solutions existent : receveur extra-plat posé, receveur à carreler encastré ou douche de plain-pied. Le choix dépend surtout de la hauteur disponible sous le plancher pour loger le siphon.

Décennale
police n° 278431452
Devis
sous 48 h
Zone
94 · 75 · 92 · 93

Schéma technique

Coupe cotée sous un receveur de doucheCoupe verticale schématique. Sous le niveau du sol fini viennent se loger, dans cet ordre, le receveur, le corps de siphon avec sa garde d’eau d’au moins 50 mm, puis l’évacuation de diamètre 40 posée avec une pente de 1 à 3 cm par mètre jusqu’à la chute. L’ensemble demande 60 à 150 mm de hauteur libre entre le sol fini et le plancher.niveau du sol finireceveurcorps de siphongarde d’eau50 mm miniévacuationvers la chuteØ 40pente 1 à 3 cm/mplancherhauteur à trouver60 à 150 mmSous 60 mm de hauteur libre, le plain-pied impose de décaisser.Au-delà, un receveur posé suffit — mais il laisse un ressaut.
Coupe schématique, non à l’échelle. Garde d’eau de 50 mm minimum (NF EN 274), évacuation de douche en Ø 40 et pente de 1 à 3 cm/m (DTU 60.11). La plage de 60 à 150 mm est un encombrement constaté, variable selon le siphon retenu et la distance à la chute : elle se vérifie au relevé, pas sur plan.

Ce que comprend la prestation

  • Dépose de la baignoire, du tablier et de la faïence sur la zone concernée
  • Reprise de l'évacuation : siphon, pente et raccordement à la chute existante
  • Contrôle de l'état du support après dépose et ragréage si nécessaire
  • Mise en œuvre du système de protection à l'eau sous carrelage sur sol et remontées murales
  • Pose du receveur ou réalisation du fond de douche carrelé
  • Pose de la paroi, de la robinetterie et des accessoires
  • Faïence murale sur la zone douchée et reprise des raccords avec l'existant
  • Joints silicone sanitaires et mise en eau contrôlée

Ce que change vraiment le passage de la baignoire à la douche

C’est le chantier le plus demandé en rénovation de salle de bain, et c’est aussi celui qui se sous-estime le plus. Vu du salon, il s’agit d’enlever une cuve et d’en mettre une autre. Vu du chantier, on touche à trois choses en même temps : le réseau d’évacuation, l’étanchéité du sol, et le calepinage du carrelage sur toute la zone concernée. Une baignoire cache son étanchéité derrière un tablier ; une douche l’expose. Tout ce qui était toléré derrière la cuve devient visible et sollicité.

L’objectif d’une transformation réussie n’est donc pas seulement esthétique. Il s’agit d’obtenir une zone qui reçoit de l’eau plusieurs fois par jour pendant quinze ans sans qu’une seule goutte n’atteigne le plancher.

Les trois solutions techniques, et ce qui les départage

Le receveur extra-plat posé

C’est la solution la plus courante en rénovation d’appartement. Le receveur, en résine minérale ou en acrylique renforcé, mesure généralement entre 3 et 4,5 cm d’épaisseur, hors encombrement de la bonde. Il se pose sur le sol existant ou sur un ragréage, et son évacuation se raccorde à la chute par un siphon extra-plat.

Avantage : aucune démolition de plancher, mise en œuvre rapide, étanchéité du receveur garantie par l’industriel. Inconvénient : il subsiste un ressaut de quelques centimètres à franchir, et le siphon doit trouver sa place sous le receveur, ce qui suppose souvent de surélever légèrement l’ensemble ou de creuser une réservation ponctuelle.

Le receveur à carreler

Un panneau en polystyrène extrudé, à pente déjà usinée vers la bonde, que l’on encastre ou que l’on pose puis que l’on carrele avec le même grès que le reste de la pièce. Le rendu est celui d’une douche italienne, avec la fiabilité d’une pente calculée en usine plutôt qu’une pente formée à la truelle sur le chantier. C’est un excellent compromis quand vous voulez le look de plain-pied sans reprendre le plancher en profondeur.

Le fond de douche carrelé de plain-pied

La vraie douche à l’italienne : plus aucun ressaut, l’écoulement se fait par la pente du sol vers un siphon central ou un caniveau linéaire. Elle exige de mobiliser plusieurs centimètres sous le niveau fini pour loger la pente, l’étanchéité et l’appareil d’évacuation. Dans un pavillon sur vide sanitaire ou sur dalle épaisse, c’est réalisable. Dans un appartement ancien sur plancher bois, c’est souvent impossible sans intervenir sur la structure — et on revient alors au receveur à carreler.

L’évacuation : le point qui décide de tout

Le vrai arbitrage ne se joue pas sur le budget ni sur le style, mais sur la hauteur disponible sous le fond de douche.

Un siphon doit conserver en permanence une garde d’eau — la petite réserve qui empêche les odeurs de la canalisation de remonter dans la pièce. Elle ne descend jamais en dessous de 50 mm. À cela s’ajoutent l’épaisseur du corps du siphon, le diamètre du tuyau d’évacuation, généralement 40 mm pour une douche, et la pente nécessaire pour rejoindre la chute. Cette pente se situe couramment entre 1 et 3 cm par mètre : trop faible, l’eau stagne et les dépôts s’accumulent ; trop forte, l’eau part plus vite que les matières qu’elle entraîne et le tuyau s’encrasse.

Additionnez : selon le modèle de siphon et la distance à la chute, il faut mobiliser entre 6 et 15 cm sous le niveau fini de la douche. C’est ce chiffre-là, relevé pendant la visite technique, qui dit si votre projet sera de plain-pied ou avec un ressaut. Personne ne peut le dire au téléphone.

Le débit compte aussi. Un siphon de douche courant évacue de l’ordre de 0,4 à 0,6 litre par seconde ; un caniveau linéaire monte plus haut. Une douche équipée d’une pomme de tête de grand diamètre débite davantage qu’une douchette classique et demande une évacuation dimensionnée en conséquence, faute de quoi l’eau monte dans le bac pendant l’usage.

L’étanchéité sous carrelage : le poste invisible qui fait tout tenir

Une salle de bain de logement est un local classé comme fortement exposé à l’eau dès lors qu’il comporte une douche. Le carrelage et ses joints ne sont pas étanches : ils sont un revêtement de finition. L’étanchéité, elle, se joue en dessous, sous la forme d’un système de protection à l’eau appliqué sur le support avant le collage des carreaux. Le NF DTU 52.2, qui encadre la pose collée des revêtements céramiques, en fait la référence pour ce type de local.

Concrètement, cela signifie :

  • un support sain, propre, sans fissure évolutive et suffisamment plan ;
  • un primaire d’accrochage adapté au support, béton, chape ou plaque hydrofuge ;
  • une membrane liquide appliquée en deux couches croisées, avec respect strict du temps de séchage entre les deux ;
  • des bandes de renfort dans tous les angles rentrants, sol-mur et mur-mur, là où se concentre le mouvement du bâti ;
  • des manchons spécifiques à chaque traversée : bonde, sortie de robinetterie, passage de vidage ;
  • une remontée en périphérie d’au moins une dizaine de centimètres, et sur toute la hauteur de la zone directement douchée.

C’est le poste qu’on ne voit jamais sur une photo de salle de bain terminée, et c’est celui dont dépend l’absence de dégât des eaux chez le voisin du dessous.

Ce qu’on découvre après la dépose

Enlever une baignoire, c’est ouvrir une zone que personne n’a regardée depuis la construction. Trois situations reviennent régulièrement.

Un support dégradé. Sous les anciennes baignoires posées sur des plots de mortier, la chape est souvent hétérogène, parfois humide. Elle demande un piquage, un séchage puis un ragréage avant toute étanchéité.

Une évacuation non conforme. Raccords en pente inversée, tuyau souple pincé, absence de siphon compensée par un simple coude. Cela fonctionne tant que l’usage reste faible, cela ne tient plus avec une douche quotidienne.

Un plancher bois qui travaille. Fréquent dans le bâti ancien parisien et de petite couronne. Un plancher qui fléchit fissure les joints, puis le carrelage. Il faut alors renforcer, ou interposer une natte de désolidarisation entre le support et le revêtement, pour absorber les micro-mouvements sans les transmettre aux carreaux.

Aucune de ces trois découvertes ne se devine avant l’ouverture. C’est pourquoi un devis sérieux sur ce type de chantier distingue toujours ce qui est certain de ce qui est conditionnel.

Dimensions utiles pour arbitrer

Une baignoire droite standard occupe 170 x 70 cm, parfois 160 x 70 ou 180 x 80. Cette emprise autorise plusieurs scénarios :

  • reprendre toute la longueur avec un receveur de 170 x 70 ou 160 x 80 cm, pour une douche généreuse ;
  • réduire à 120 x 80 ou 140 x 80 cm, et récupérer 30 à 50 cm de mur au profit d’un meuble vasque plus large, d’une colonne ou d’un lave-linge ;
  • passer à un carré de 90 x 90 cm dans une petite salle d’eau, ce qui reste confortable à l’usage.

En dessous de 80 cm de largeur, une douche devient étroite pour un adulte. Pour un usage accessible, on vise plutôt un espace de 90 x 120 cm minimum, sans ressaut, avec une zone de manœuvre libre devant la douche, un siège rabattable positionné autour de 45 à 50 cm du sol et une barre d’appui horizontale entre 70 et 80 cm. Ces valeurs se décident avant la commande, pas après la pose : elles conditionnent l’emplacement des renforts dans la cloison.

Ce qui relève du menuisier-agenceur, et ce qui n’en relève pas

Ce chantier est un chantier d’aménagement intérieur : dépose, reprise du support, étanchéité, carrelage, pose du receveur, de la paroi, du meuble et des habillages. Ces prestations sont réalisées directement, avec le même soin de calepinage et d’ajustage que sur un meuble sur mesure — les habillages de tablier, les niches de rangement et les coffrages de descente sont d’ailleurs de la pure menuiserie.

En revanche, une intervention sur une colonne collective, une reprise complète de tableau électrique ou un déplacement lourd de réseau relève d’autres corps d’état. Le devis dit clairement ce qui est réalisé en direct et ce qui est confié, plutôt que d’entretenir un flou commode.

Ordre de marche et temps de séchage

Le planning d’un tel chantier n’est pas compressible à volonté, parce que plusieurs étapes attendent une réaction chimique et non un délai commercial. Le ragréage doit sécher avant l’étanchéité. L’étanchéité doit sécher entre ses deux couches, puis avant le collage. La colle doit avoir pris avant le jointoiement. Les joints silicone sanitaires polymérisent avant la première mise en eau, généralement sous 24 heures. Vouloir gagner une journée sur l’un de ces postes, c’est programmer une reprise à six mois.

Prix

PrestationFourchetteBaseTVA
Transformation d'une baignoire en douche, prestation complèteDépose de la baignoire, reprise de l'évacuation, étanchéité, receveur ou douche de plain-pied, carrelage, paroi et robinetterie.2 200 à 7 200 €TTC10 %
Douche accessible, sans ressaut, adaptée à la perte de mobilitéUne adaptation liée à l'âge ou au handicap peut relever de MaPrimeAdapt' : à vérifier auprès de l'Anah avant les travaux.3 000 à 8 500 €TTC10 %
Complexe d'étanchéité sous carrelage, poséPoste non négociable en douche de plain-pied.180 à 400 €TTC10 %
Paroi de douche en verre, fournie et posée250 à 850 €TTC10 %

Ces montants sont estimatifs et servent à situer un ordre de grandeur. Le prix ferme est établi après relevé sur site : seul le devis engage. TVA à 10 % pour un logement achevé depuis plus de deux ans, 5,5 % pour les travaux d’amélioration énergétique éligibles, 20 % dans le neuf et sur les locaux professionnels.

Comment ça se passe

  1. 01

    Visite technique

    Mesure de l'emprise disponible, repérage de la chute d'évacuation, du type de plancher et de la hauteur mobilisable sous le receveur.

    45 min à 1 h sur place
  2. 02

    Choix de la solution et devis

    Arbitrage entre receveur extra-plat, receveur à carreler et fond carrelé de plain-pied, puis chiffrage détaillé poste par poste.

    3 à 5 jours
  3. 03

    Dépose et préparation

    Évacuation de la cuve, piquage de la faïence, reprise du réseau d'évacuation, ragréage et mise à niveau du support.

    1 à 2 jours
  4. 04

    Étanchéité et pose

    Application du système d'étanchéité, temps de séchage respecté, pose du receveur ou du carrelage de fond, faïence, paroi et robinetterie.

    2 à 4 jours
  5. 05

    Mise en eau et levée des réserves

    Essai d'écoulement, contrôle des joints après polymérisation, reprises éventuelles et nettoyage du chantier.

    24 à 48 h après les joints

Matériaux et finitions

  • Receveur extra-plat en résine ou acrylique renforcé : 3 à 4,5 cm d'épaisseur hors bonde
  • Receveur à carreler en polystyrène extrudé, à pente intégrée, pour un rendu de plain-pied sans gros œuvre
  • Système d'étanchéité liquide sous carrelage, avec bandes de renfort en angle et manchons de traversée
  • Siphon extra-plat ou caniveau linéaire, selon la hauteur disponible
  • Grès cérame pour le fond de douche, en format réduit pour épouser la pente
  • Faïence murale sur la zone douchée, montée à 2,00 m minimum

Questions fréquentes

Peut-on toujours remplacer une baignoire par une douche ?
Presque toujours, mais pas toujours de plain-pied. La contrainte n'est pas la place au sol, c'est la hauteur disponible sous le fond de douche pour loger un siphon et sa pente. Quand le plancher ne peut pas être entaillé, on garde un receveur extra-plat posé, avec un ressaut de quelques centimètres au lieu d'une douche italienne.
Quelle taille de douche à la place d'une baignoire de 170 cm ?
L'emprise libérée par une baignoire standard de 170 x 70 cm permet couramment un receveur de 160 x 70, 160 x 80 ou 170 x 70 cm. Beaucoup de projets réduisent la longueur à 120 ou 140 cm pour récupérer la place d'un meuble vasque plus large ou d'une colonne de rangement.
Combien de temps la salle de bain est-elle inutilisable ?
Comptez en général quatre à sept jours ouvrés selon la solution retenue. Le point incompressible, ce sont les temps de séchage : l'étanchéité doit sécher avant le carrelage, et les joints silicone polymérisent avant la première mise en eau.
Faut-il l'accord de la copropriété ?
Pour des travaux à l'intérieur du logement, sans toucher aux parties communes ni aux colonnes, l'accord n'est pas requis. Il le devient si le projet implique une intervention sur la chute collective. Le règlement de copropriété peut aussi imposer des horaires de travaux, ce qui se vérifie avant le démarrage.
L'évacuation doit-elle être déplacée ?
Rarement de plusieurs mètres, souvent de quelques dizaines de centimètres. Une baignoire évacue par un siphon placé à l'une de ses extrémités, une douche par un point plus central ou par un caniveau en fond. Le déplacement doit conserver une pente régulière vers la chute, de l'ordre de 1 à 3 cm par mètre.
Un menuisier-agenceur peut-il faire ces travaux ?
Oui, c'est de la rénovation d'aménagement intérieur : dépose, reprise de support, étanchéité, carrelage, pose des équipements et des habillages. Les interventions qui relèvent du réseau collectif ou d'une reprise d'installation électrique en dehors du périmètre sont traitées avec les corps d'état concernés, et c'est écrit noir sur blanc dans le devis.
Peut-on garder l'ancienne faïence autour ?
Parfois, quand la zone de la baignoire était déjà carrelée sur toute la hauteur et que le modèle est encore disponible. Dans les faits, le raccord se voit presque toujours : la teinte a évolué, et le calepinage ne tombe pas au même endroit. Refaire la paroi douchée entière donne un résultat beaucoup plus propre.

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